Lever des fonds ? quelles chances de réussite ?

Portrait de william

Selon les données, INSEE, la France comptait 3 422 000 entreprises en 2010, dont 190 000 PME de plus de 10 salariés.
Selon le même institut, les recherches de financement de ces PME sous forme d’augmentation de capital ont évolué de la manière suivante :

  • En 2007, cela concernait 7 % d’entre elles, soit 13 000 entreprises.
  • En 2010, 9% d’entre elles, soit 17 000 entreprises.
  • Entre 2011 et 2013, ce taux devrait atteindre 16 %, soit 31 000 entreprises.

Ces chiffres ne prennent évidemment pas en compte les entreprises de moins de 10 salariés qui chercheraient également des financements sous forme de fonds propres.
Côté investissement, les montants sont plus à la baisse qu’à la hausse.

  • En 2007, 960 M euros étaient investis dans nos entreprises par les fonds de capital investissement. Soit un montant moyen d’investissement de 70 k euros. Montant qui n’a pas de signification en tant que tel mais qui donne une idée de l’évolution des investissements.
  • En 2010, près de 1 Mrd euros étaient investis par les mêmes VC. La crise des banques aidant, le nombre d’entreprises se tournant vers le capital investissement avait augmenté et le montant investi par entreprise se situait autour de 59 000 euros.
  • En 2011, les montants investis par les fonds de private equity ont diminué de 20 % s’établissant à 800 M euros. Soit un ticket moyen par investissement de 26 000 euros.

Il conviendrait toutefois d’ajouter à ces montants les investissements réalisés par les réseaux de business angels (44 M euros en 2011 selon France Angels). Mais ces réseaux investissent davantage dans du capital amorçage et ce sont alors plutôt les entreprises de moins de 10 salariés qui sont visées.
En nombre, ce sont 600 entreprises financées en 2007 (soit 4,6% de celles qui ont cherché à lever des fonds), 677 entreprises financées en 2010 (4 %) et 700 sociétés en 2011 (2 %).
Chiffres qui sont optimistes puisqu’ils ne tiennent pas compte de certaines start ups comptant moins de 10 salariés et pour lesquelles il n'y a pas d’éléments statistiques.
On peut ranger les entreprises financées en 3 catégories :

  • Celles qui réalisent un CA confortable (> 3 m euros) et qui sont rentables ou celles qui réalisent un CA inférieur mais connaissent une forte croissance : celles-ci, bien accompagnées, ont toutes leurs chances de trouver chaussure (VC) à leur pied.
  • Celles qui réalisent un CA du même ordre mais qui sont structurellement déficitaires. A moins d’ un projet de développement clairement défini et qui pourrait inverser la machine, la levée de fonds risque de se révéler ardue. Sachant également que les délais de levée de fonds se situent entre 9 mois et 1 an, elles vont devoir trouver des financements de transition.
  • Celles qui réalisent un CA encore modeste et qui n’ont pas encore prouvé la validité de leur business model. Ce sont probablement les plus nombreuses. Pour celles-ci, il sera nécessaire d‘espérer pour entreprendre la levée de fonds (tous les gagnants du loto ont tenté leur chance) mais il sera indispensable de réussir – à intéresser rapidement des investisseurs – pour persévérer.

Autrement dit : il vaut mieux consacrer du temps au développement commercial qu’à une levée de fonds si celle-ci a peu de chances d’aboutir dans le timing choisi (bien souvent, le timing est déterminant et la levée de fonds pourra être menée avec succès quelques mois plus tard).
Tout l’enjeu est donc d’évaluer – promptement – les chances de succès de la levée de fonds.
Comment ? En adressant un executive summary percutant aux 10 investisseurs les plus susceptibles de participer à la levée de fonds de l’entreprise.